Les pays d’Amazonie demandent des fonds pour lutter contre le changement climatique
BELÉM (Brésil), 9 août. /TASS/. Les participants au sommet de l’Organisation du traité de coopération amazonienne (OTCA) estiment que les pays développés devraient s’impliquer davantage dans la lutte contre le changement climatique, notamment en réduisant leurs émissions et en consacrant des fonds aux défis environnementaux.
« Les participants au sommet de l’Organisation du traité de coopération amazonienne estiment que les États économiquement développés devraient s’impliquer davantage dans la lutte contre le changement climatique, notamment en réduisant leurs émissions et en consacrant des fonds aux questions environnementales. Nous appelons les pays développés à honorer leurs engagements en matière de financement climatique et à contribuer à la levée de 200 milliards de dollars par an d’ici 2030 afin de soutenir la mise en œuvre de stratégies et de plans d’action nationaux en faveur de la biodiversité », indique la déclaration du sommet publiée par le ministère brésilien des Affaires étrangères.
Le sommet estime que l’imposition de restrictions économiques unilatérales entrave la lutte commune contre le changement climatique et la déforestation.
« Notant que la coopération internationale est le moyen le plus efficace de soutenir notre engagement souverain à traiter les causes de la déforestation, nous condamnons l’adoption de mesures unilatérales qui constituent un moyen de discrimination arbitraire injustifiable et une restriction déguisée du commerce international », indique la déclaration du sommet. « Nous réaffirmons que l’accès préférentiel aux marchés des pays développés pour les produits forestiers sera un outil important pour le développement économique des pays en développement ».
Les chefs de délégation de la Bolivie, du Brésil, de la Colombie, de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Équateur, de la Guyane, de l’Indonésie, du Pérou, du Congo, de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, du Suriname et du Venezuela ont souligné que les pays en développement, qui abritent une grande partie des ressources naturelles, doivent jouer un rôle plus important dans leur gestion. « Nous appelons également les autres pays en développement, qui possèdent une part importante de la biodiversité mondiale, à plaider pour que nos pays aient une plus grande influence sur la gestion des ressources en vue de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité. »
Le sommet du pacte amazonien se tient à Belém, au Brésil, les 8 et 9 août. Outre les pays de la région, des représentants des pays donateurs du Fonds pour l’Amazonie, ainsi que l’Indonésie, la République démocratique du Congo et le Congo, qui possèdent de vastes zones de forêt équatoriale, y ont été invités. La veille du sommet, des réunions des ministres concernés et des conférences d’activistes et de défenseurs de la nature ont eu lieu à Belém.
