Diplomatie

Ottawa ne soutient pas les reproches de l’Afrique du Sud contre Israël

OTTAWA, 12 janvier. /TASS/. Le gouvernement canadien ne soutient pas les arguments avancés dans un recours que l’Afrique du Sud a déposé devant la Cour internationale de justice (CIJ) sur de présumées violations par Israël de la Convention sur le génocide. C’est ce qu’a annoncé aux journalistes le premier ministre canadien Justin Trudeau, en visite à Guelph (Ontario). Ses propos ont été relayés par la télévision nationale.

« Le Canada participe maintenant directement à cinq divers procès au minimum au sein de la Cour internationale de justice, a-t-il déclaré. Mais notre soutien sincère de la CIJ et de ses procédures ne veut pas dire que nous soutenions la requête de l’Afrique du Sud. »

Le chef du gouvernement a promis de préparer prochainement une position plus détaillée sur cette question.

L’Afrique du Sud a présenté sa requête à la Cour le 29 décembre dernier, affirmant que les opérations d’Israël pouvaient être qualifiées de génocide, étant donné qu’elles sont destinées « à provoquer la destruction d’une partie substantielle du groupe national, racial et ethnique palestinien ». Selon l’Afrique du Sud, Israël rompt ses engagements pris en vertu de la Convention des Nations unies sur le génocide, signée en 1948, et se doit d’arrêter les hostilités à Gaza et de payer des réparations.

L’examen du dossier débutera plus tard et devrait prendre plusieurs années. Les audiences tenues les 11 et 12 janvier concernaient les mesures préventives visant, selon les représentants sud-africains, à protéger les Palestiniens de nouvelles violations « graves et irréparables » de leurs droits. Les avocats des plaignants ont déclaré qu’Israël pratiquait une politique d’apartheid vis-à-vis de la Palestine et que l’opération militaire dans la bande de Gaza était un génocide. Ils ont demandé à la CIJ d’ordonner à Israël de mettre fin à son opération militaire dans la bande de Gaza et de faire des démarches en vue de prévenir le génocide du peuple palestinien. Le verdict sur les mesures préventives devrait être rendu d’ici quelques semaines. Les décisions de la Cour sont contraignantes, mais l’instance ne dispose pas de mécanismes pour les faire appliquer.