Médias

Les journalistes critiquant Israël ont été interdits de couvrir la situation à Gaza

NEW YORK, 17 novembre. /TASS/. Les journalistes du Los Angeles Times, qui ont signé une lettre ouverte critiquant vivement les actions d’Israël, ont été exclus de la couverture du conflit dans la bande de Gaza pour au moins trois mois. C’est ce qu’a rapporté le portail Semafor en se référant à des sources.

L’édition note que plus tôt en ce mois de novembre, près d’une dizaine de journalistes du journal ont signé une lettre ouverte condamnant le bombardement de Gaza et la mort de journalistes. Depuis le 9 novembre, cette lettre a été signée par environ 1.200 professionnels des médias, anciens et actuels, du monde entier. Ils ont notamment appelé leurs collègues à utiliser de fortes expressions en couvrant les actions d’Israël, en utilisant notamment les termes « apartheid », « nettoyage ethnique » et « génocide ».

La direction du journal publié à Los Angeles, en Californie, rapporte Semafor, a interdit aux employés qui ont signé la lettre de couvrir le conflit de quelque manière que ce soit pendant au moins trois mois. Auparavant, le rédacteur en chef du Los Angeles Times, Kevin Merida, avait envoyé un courriel au personnel du journal où il avait rappelé les règles éthiques principales de la presse. Il a notamment indiqué que les lecteurs de l’édition ne devraient pas avoir la possibilité de déterminer les opinions privées de ceux qui ont contribué à la couverture des événements ou de conclure que l’organisation promouvait un point de vue particulier.

La situation au Moyen-Orient s’est brusquement dégradée le 7 octobre après une attaque lancée par le Hamas depuis la bande de Gaza contre le territoire israélien. Le Hamas explique qu’il s’agit d’une réaction aux actions des autorités israéliennes contre la mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple à Jérusalem. Israël a imposé un blocus complet de la bande de Gaza et a commencé à porter des frappes contre cette dernière et contre certaines régions du Liban et de la Syrie. Des affrontements ont également lieu en Cisjordanie.