Haïti: les pays de la Caricom sont déçus par l’avancement du règlement politique
LA HAVANE, 12 septembre. /TASS/. Un groupe de représentants des pays de la Communauté des Caraïbes (Caricom) a conclu sa visite en Haïti lundi et a exprimé sa déception quant à l’avancement du règlement politique et à la situation sécuritaire dans le pays. C’est ce qu’a rapporté Radio Jamaïque.
Selon cette dernière, la délégation de la Caricom est arrivée dans le pays la semaine dernière pour servir de médiateur dans les négociations entre les représentants des autorités et de l’opposition, ainsi que pour surveiller la situation sécuritaire dans le contexte des discussions à venir à l’ONU sur un éventuel envoi d’une mission armée internationale en Haïti. La radio a fait remarquer que le ton des discussions entre les participants aux pourparlers s’était durci, certains ayant appelé à la démission du premier ministre haïtien, Ariel Henry.
La Caricom comprend actuellement quinze États et territoires des Caraïbes et d’Amérique centrale. Outre les membres fondateurs que sont la Barbade, le Guyana, la Jamaïque et Trinité-et-Tobago, on y trouve Antigua-et-Barbuda, les Bahamas, le Belize, la Dominique, la Grenade, Haïti, Montserrat, Saint-Kitts-et-Nevis, Sainte-Lucie, Saint-Vincent-et-les-Grenadines et le Suriname. Les membres associés sont Anguilla, les Bermudes, les îles Caïmans, les îles Turques-et-Caïques et les îles Vierges britanniques.
La situation sécuritaire et humanitaire s’est détériorée en Haïti après l’assassinat du président Jovenel Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, ainsi qu’après le tremblement de terre qui a fait plus de 2.200 morts en août de cette même année. Auparavant, la chaîne de télévision vénézuélienne Tele Sur avait rapporté que les bandes armées contrôlaient plus de 80% de la capitale et renforçaient leurs positions dans d’autres régions du pays.
Le ministre kényan des Affaires étrangères, Alfred Mutua, a déclaré plus tôt que son pays, à la demande du groupe de pays « amis d’Haïti », avait accepté « la direction d’une force multinationale en Haïti ». Le Kenya s’est engagé à envoyer 1.000 policiers dans ce pays. Le ministre a indiqué qu’il déploierait les forces de maintien de la paix après « la réception du mandat du Conseil de sécurité de l’ONU et la mise en œuvre d’autres procédures constitutionnelles au Kenya ».
