Washington veut transférer la gouvernance de Gaza à une nouvelle autorité palestinienne
WASHINGTON, 4 décembre. /TASS/. Les États-Unis insistent qu’il faudra transmettre la gouvernance de la bande de Gaza à une autorité palestinienne « mise à jour » après la fin des hostilités dans l’enclave, mais cette idée demeure impopulaire chez la population palestinienne et le gouvernement israélien, rapporte le Washington Post.
Les États-Unis reconnaissent que le transfert du contrôle de l’enclave à l’autorité palestinienne créera des difficultés, mais estiment que cette option demeure « la meilleure et probablement l’unique solution » par rapport à d’autres options comme une occupation directe de Gaza par les forces israéliennes. Dans le même temps, l’idée de Washington prévoyant le transfert du pouvoir à une autorité palestinienne « mise à jour » n’est pas vraiment populaire chez la population palestinienne et les autorités israéliennes, souligne le Washington Post. Ainsi, Israël voudrait créer une zone tampon dans la bande de Gaza et offrir à ses forces armées l’accès à ce territoire. Ces mesures priveront cependant l’enclave de son autonomie, ce que l’administration de Joe Biden veut prévenir. Washington soutient également le transfert du maintien de la sécurité à Gaza des troupes israéliennes à une force internationale, formée probablement par des pays arabes.
Israël ne soutient pas un déploiement d’une force de maintien de la paix de l’ONU dans la zone du conflit, car il n’a pas confiance dans les capacités de l’organisation de défendre les intérêts de l’État hébreu. En outre, les pays arabes sont « très sceptiques » vis-à-vis de l’envoi de leurs contingents dans la région, car ils sont préoccupés par l’éventuelle nécessité d’utiliser la force contre la population locale.
Selon le Washington Post, la question de la gouvernance post-conflit de la bande de Gaza demeure très compliquée. Les autorités israéliennes reconnaissent la nécessité d’élaborer des projets en la matière, mais elles n’ont pas de propositions concrètes et voudraient qu’une décision soit prise par un tiers, précise le quotidien se référant à des responsables américains qui ont participé aux consultations avec les autorités israéliennes.
